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A-t-on le droit de prélever mes organes après ma mort ?

Par Toni Lokadi • Bibliothèque : Toni LokadiSanté Publique • Article • 2024-07-29 • 220 vue(s)

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Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic d’organes en République démocratique du Congo. Cet article a pour but d’apporter un peu d’éclaircissement sur la question du prélèvement des organes après le décès d’un proche. 

 

Rappelons que le droit protège l’être humain avant sa naissance, durant toute sa vie et même après sa mort il continue de bénéficier d’une protection juridique. Contrairement aux idées reçues dans notre société où d’aucuns pensent que le cadavre d’une personne déjà décédée ne sert plus à rien, c’est une chose qu’il faut jeter voir même dépouiller.

Profitant de cette méconnaissance par la population des dispositions juridiques en la matière, des réseaux de trafics d’organes opèrent dans la clandestinité sans que l’on puisse s’en rendre compte.

Très récemment dans la ville province de Kinshasa, un jeune homme était décédé de suite d’une courte maladie. Son corps sans vie a été conduit dans une des morgues de la place. Et quelques jours après, la famille est allé pour retirer le corps de la morgue en vue de l’enterrement. Arriver sur le lieu, la famille constatera que le corps sans vie de défunt a été opéré, c’est-à-dire qu’il y a eu une intervention chirurgicale sur le cadavre et puis tous les organes ont été retirés du corps sans même que la famille du défunt ne soit informé.

De ce fait, que dit le droit à ce sujet

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