Connaissance, attitude et pratique des femmes en âge de procréer sur le dépistage du cancer du col de l'utérus dans la ville de Lubumbashi.
Par ASSANI BENKITA TRÉSOR • Bibliothèque : Bibliothèque Publique • Medecine • Mémoire • 2026-07-03 • 112 vue(s)
Introduction: Le cancer du col de l'utérus (CCU) est un problème majeur de santé publique en
République démocratique du Congo. Bien qu'évitable par dépistage précoce (VPH, VIA/VILI,
frottis), son incidence et sa mortalité restent alarmantes en Afrique subsaharienneen.
Objectif: Évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques des femmes de Lubumbashi
en âge de procréer vis-à-vis du dépistage du cancer du col de l'utérus. L'échantillonnage était
non probabiliste de convenance. Les données, collectées via un questionnaire Google Forms,
ont été analysées sur la version récente de Microsoft Excel 2024.
Matériel et méthodes: Il s'agit d'une étude transversal analytique menée auprès de 869 femmes
en âge de procréer (15-49 ans) vivant dans la ville de Lubumbashi.
Résultats:
Profil sociodémographique: La population étudiée était particulièrement jeune (âge
moyen de 23,56 ans, avec une prédominance de la tranche de 20-29 ans à 56,73 %),
majoritairement célibataire (77,45 %) et issue des communes de Lubumbashi et Annexe.
Connaissances: Un taux élevé de sensibilisation globale a été enregistré: 94 % des
femmes avaient déjà entendu parler du cancer du col de l'utérus L'infection par le VPH
(78,02 %) et la multiplicité des partenaires (69,04 %) étaient bien identifiées comme
facteurs de risque, mais les cofacteurs non sexuels comme le tabagisme (36,94 %) ou le
faible niveau socio-économique (30,15 %) restaient largement méconnus. De plus, 87
% des répondantes savaient que la maladie peut être prévenue.
Attitudes: Un paradoxe marquant a été observé: 49 % des enquêtées se sont déclarées non favorables au dépistage systématique. Les principaux freins évoqués étaient la peur d’un résultat positif (41 %), le sentiment de ne pas être concernée (32 %) et l'absence de signes cliniques alarmants (27 %).
Pratiques : Les pratiques préventives réelles se sont révélées quasi inexistantes. Seules 25 % des femmes avaient déjà demandé conseil à un professionnel de santé et 93,21 %
n'avaient jamais réalisé de test de dépistage au cours de leur vie.
Conclusion: Il existe un fossé majeur entre les connaissances théoriques satisfaisantes et des pratiques préventives quasi nulles. Les barrières psychologiques et structurelles imposent une intégration du dépistage de routine dans la politique de santé locale.
Mots-clés: Cancer du col de l'utérus, Dépistage, Connaissances, Attitudes, Pratiques,
Lubumbashi.
Autres Détails
Mémoire défendu en vue d'obtention du titre de docteur en médecine, chirurgie et accouchement. Par ASSANI BENKITA TRÉSOR, diriger par professeur Arthur munkana
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