De l'ineffectivité de la peine des travaux forcés en droit procédural congolais : cas du détournement des deniers publics
Par Musasa Ilunga Benjamin • Bibliothèque : Bibliothèque Publique • Droit • Mémoire • 2025-02-14 • 683 vue(s)
CONCLUSION
Toute société a l’obligation de légiférer sur son territoire et designer les actes jugés
intolérables et partant à incriminer, pour atteindre des buts spécifiques et pour y parvenir, il
faudrait faire le choix des incriminations d’une part et d’autre part du choix du pénal comme
un instrument de maintien de l’ordre social minimum et cela doit obéir aux principes de
cohérence et de logique.
En terme de notre conclusion, notre démarche consistait à dénoncer l'ineffectivité
de la peine de travaux forcés aux auteurs poursuivis du chef des détournements des deniers
publics et démontrer à quel point, cette infraction inscrite dans le code pénal congolais constitue
à la fois une impunité à ces auteurs et une arbitraire consistant pour les cours et tribunaux à
substituer la peinede travaux forcés à une autre peine nonobstant que cet état de choses soit
proscrit formellement par les textes légaux.
Comme nousl'avons soulevé depuis lapromulgation de la loi de 1973 et celle du
Décret du 30 janvier 1940 tel que modifié et complété à ce jour qui avaient institué ladite peine,
aucune ordonnance portant sur les mesures de son application n’a jamais été prise malgré que
ces lois ont données le pouvoir au Chef de l’Etat de fixer le règlement de l’application de la
peine de travaux forcés. Tout ceci arrange bien à la fois les gestionnaires des finances publiques
et les magistrats chargés de les faire appliquer ; chacun dans ce qui le concerne, trouve son
compte. Il se dégage clairement qu’ils’agit d’une stratégie créée et entretenue par le législateur
de l'époque pour paralyser et rendre impunie toute infraction en matière de détournement au
profit de la classe dirigeante du pays.
En première approche, nous avons souligné le silence de l'autorité compétente
chargé de prendre des mesures d'application pour rendre effective la peine de travaux forcés et
ensuite, pour une deuxième approche, interpeller les pouvoirs publics à penser dans ce domaine
pour que ce pouvoir aussi discrétionnaire soit-il reconnu au Président de la République en la
matière lui soit retiré afin de permettre soit au parlement soit au Ministère de la justice en
concertation avec l'administrationpénitentiaire de prendre des mesures d'accompagnement
pour exécuter les travaux forcés aux auteurs poursuivis pour le casd’infractions de
détournement des deniers publics.
Nous avons en outre adopter la nécessité de proposer des mécanismes de suivi et
structuration des finances publiques de notre pays qui, échappentà contre-courant au contrôle
Autres Détails
Travail présenté et défendu par musasa Ilunga Benjamin en vue de l'obtention du titre de licencié en Droit département de droit public à l'université de Kolwezi, Directeur prof Pascal Yuma Kakundji
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